GLY-CRRET
Glycobiologie, Croissance cellulaire, Réparation, et Régénération Tissulaire – EA 4397

La Glycobiologie
Notre objectif général est de comprendre le rôle des glycosaminoglycanes sulfatés (GAG), en particulier les héparanes sulfates (HS), les chondroïtines sulfates (CS), leurs analogues synthétiques et/ou les modulateurs des enzymes biosynthétiques, dans la régulation des processus assurant l’homéostasie des tissus ou leur dégénérescence.
En fonction de leurs schémas de sulfatation, les GAG peuvent interagir différemment avec une famille de protéines connue sous le nom de « protéines de liaison à l’héparine » (HBP), qui comprend des facteurs de croissance, des enzymes, des récepteurs et plusieurs protéines impliquées dans la neurodégénérescence. De nombreux processus, dont la cicatrisation, l’inflammation et la dégénérescence des tissus, seraient contrôlés par les interactions entre les GAG et les protéines.
Priorité au cerveau et au cartilage :
Connaître les rôles des structures fines des GAGs dans la régulation de ces processus est primordial pour une meilleure compression des pathologies. Dans ce contexte, nous visons à développer de nouvelles stratégies basées sur la glycobiologie capables de restaurer l’homéostasie tissulaire, en particulier pour les pathologies pour lesquelles de nouvelles approches sont urgentes, notamment les maladies affectant le cerveau et le cartilage.


Maladie d’Alzheimer (MA) et les tauopathies apparentées :
L’équipe du Pr Dulce Papy-Garcia cherche à comprendre les mécanismes moléculaires et cellulaires à l’origine de l’accumulation cellulaire des HS et de leur interaction ultérieure avec les protéines impliquées dans la maladie d’Alzheimer (MA) et les tauopathies apparentées. Dans ce contexte, l’équipe étudie les conséquences fonctionnelles de la modulation de l’activité des sulfotransférases d’HS (HSST) dans des modèles de tauopathies et les conséquences des altérations du phénotype glycannique chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer et d’autres démences. Une des découvertes majeures de l’équipe est l’identification de certaines HSSTs en tant que facteurs fonctionnelles de vulnérabilité à developper ce type de maladies. Ces travaux ont donné lieu à de nouveaux concepts en neurodégénéresecence.
En outre, ils visent à caractériser les mécanismes par lesquels les changements dans la sulfatation des HS peuvent réguler leur capacité à interagir avec les réseaux de protéines pré et/ou post-synaptiques pour réguler la plasticité synaptique. Leur objectif final est de proposer de nouvelles stratégies thérapeutiques basées sur la glycobiologie, y compris des modulateurs des enzymes de biosynthèse des HS et des HS-mimétiques (HMs), pour le traitement de la neurodégénérescence et d’autres maladies neurologiques.


Modèles de récupération tissulaire comme l’ostéoarthrite :
L’équipe du Pr Patricia Albanese se concentre sur l’étude des mécanismes par lesquels les GAGs naturels, leurs analogues synthétiques (GAGs-mimétiques ou HMs), ou d’autres modulateurs des enzymes de biosynthèse des GAGs, régulent les propriétés de différents types de cellules souches dans le contexte physiologique de leur niche mais aussi dans des situations pathologiques. L’objectif principal est de développer de nouveaux produits pour la thérapie matricielle et/ou les thérapies à base de cellules souches, optimisés par la modulation des niveaux et/ou de la composition des GAGs capables de donner aux cellules un environnement favorable pour survivre, proliférer et se différencier. Dans ce contexte, l’équipe teste également de nouvelles stratégies d’ingénierie tissulaire, basées sur le couplage de GAGs et/ou de GAG-mimétiques avec des biomatériaux, pour une application dans différents modèles de récupération tissulaire comme l’ostéoarthrite.

