Source : https://www.vaincrealzheimer.org/la-maladie/quelques-chiffres/
Selon le dernier rapport 2019 d’Alzheimer Europe, de nouvelles prédictions concernant le nombre de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et des maladies apparentées en Europe sont à prévoir. En effet, les chiffres sur la maladie d’Alzheimer et les maladies apparentées évoluent.
Voici les principaux résultats :
- Réduction de l’incidence des maladies neurocognitives chez les hommes dans tous les groupes d’âge au cours des dix dernières années par rapport aux estimations 2008 d’Alzheimer Europe.
- En dehors du groupe de femmes âgées entre 75 et 79 ans, l’incidence des maladies neurocognitives chez les femmes a diminué au cours des dix dernières années par rapport à 2008.
- Le nombre de personnes atteintes de maladies neurocognitives en Europe est estimé à 9 780 678 (1,57% de la population générale de l’Europe). Cela représente donc une réduction significative par rapport à l’estimation de 2008 (1,75% de la population générale).
- Les femmes continuent d’être touchées de manière disproportionnée par ces maladies, avec 6 650 228 femmes et 3 130 449 hommes atteints de maladies neurocognitives en Europe.
- Le nombre de personnes atteintes de maladies neurocognitives en Europe va presque doubler d’ici 2050. En effet, ce chiffre devrait passer de 9 780 678 estimés en 2018, à 18 846 286 en 2050.
Que signifient ces nouveaux chiffres sur la maladie d’Alzheimer et les maladies apparentées ?
Du fait de modes de vie plus sains, d’une meilleure éducation et d’un meilleur contrôle des facteurs de risque cardiovasculaires, on assiste à une réduction de l’incidence des maladies neurocognitives. Pour rappel, l’incidence comptabilise le nombre de nouveaux cas dans un intervalle de temps.
Néanmoins, le rapport montre également que le nombre de personnes vivant avec ces maladies devrait augmenter considérablement dans les années à venir.
En effet, la population continuant de vieillir et l’âge étant le facteur de risque le plus important, les chercheurs projettent tout de même une explosion du nombre de malades Alzheimer et apparentés au cours des prochaines décennies, même si elle sera inférieure à ce qui était prévu. La prévalence continue donc d’augmenter (nombre de nouveaux cas de la maladie + cas déjà diagnostiqués).
Les pays européens doivent donc veiller à ce que leurs systèmes de santé et de soins soient prêts à répondre à cette demande. Les pouvoirs publics doivent donc investir davantage dans la recherche sur le traitement et la prévention des maladies neurocognitives.

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